• Shakespeare

     

    Mise en scène de Peter Brook, 1974,

    avec François Marthouret.

    L’esclave jaune 

     

    TIMON, digging :

                                          What is here ?
     Gold ? yellow, glittering, precious gold ? No, gods,
     I am no idle votarist : roots, you clear heavens !
     Thus much of this will make black white, foul fair,
     Wrong right, base noble, old young, coward valiant.
     Ha ! you gods, why this? what this, you gods? Why, this !
     
    Will lug your priests and servants from your sides.
    […]
    This yellow slave
     Will knit and break religions, bless the accurs’d,
     Make the hoar leprosy ador’d, place thieves
     And give them title, knee and approbation
     With senators on the bench.
     

     

    TIMON, creusant le sol :

                                          Qu’est-ce que c’est que ça ?

    De l’or ? Ce précieux métal, jaune et brillant, de l’or ? Ô dieux, non !

    Je ne fais pas des vœux à la légère. Des racines, par le ciel clément !

    Un rien de cela rendrait blanc le noir, beau le laid,

    Vrai le faux,  noble l’ignoble, jeune le vieux, téméraire le lâche…

    Ah, dieux ! À quoi bon cela ?  Qu’est-ce que cela, ô dieux ? Justement !

    C’est ce qui écarte de vous vos prêtres et vos ministres.

    […]

    Cet esclave jaune

    Noue et dénoue les religions, il bénit les maudits,

    Fait adorer la lèpre repoussante, établit les voleurs

    Et leur accorde titre, respect et approbation,

    Jusque sur les bancs des sénateurs.  

     

                                Timon of Athens, Timon d’Athènes*,

                                Acte IV, scène III, vers 25-38. 

     

    * Pièce écrite en collaboration avec Thomas Middleton.

     

     

     

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