• Shakespeare

     

     

    Le péché est la chose

    la mieux partagée du monde 

     

    La chose que nous imitons le mieux, c’est la faute. L’imitation du bien est chose rare, l’imitation du mal est banale. Est-ce cela qu’on appelle le péché originel ? Le thème du « partage de la faute » est récurrent chez Shakespeare. Au sonnet 151, le poète déclare à sa maîtresse :


     
    ‘Then, gentle cheater, urge not my amiss,
    Lest guilty of my faults thy sweet self prove.’

     

    « Petite tricheuse, n’excite pas mon trouble,

    Tu te retrouverais coupable de mes fautes. » 

     

    On trouve un thème équivalent dans Le Roi Lear. 

     

    LEAR 

    ‘Thou rascal beadle, hold thy bloody hand.

    Why dost thou lash that whore? Strip thine own back.

    Thou hotly lust’st to use her in that kind

    For which thou whipp’st her.’ 

     

    « Toi, misérable petit fonctionnaire, arrête ta main sanguinaire !

    Pourquoi fouettes-tu cette putain ? Découvre plutôt ton dos.

    Tu meurs d’envie de faire avec elle

    Ce pour quoi tu la fouettes. » 

     

    Dans sa « folie », Lear absout tous les coupables : 

     

    ‘None does offend, none, I say , none : I’ll able ’em.’ 

     

    « Aucun n’est pécheur, aucun, je dis : aucun. Je te le garantis. » 

     

                                       King Lear, act IV, sc.6, l. 160-163

     

     

     

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