• Etat de conscience

     

     

    Liberté de conscience 

     

    La laïcité, en France, a été définie par la fameuse loi dite de « séparation de l’Église et de l’État », il y a 110 ans. L’article 1er de la loi du 9 décembre 1905 commence par ces mots : « La République assure la liberté de conscience… ».  La loi parle de conscience. La formule est particulièrement bien trouvée. Qu’y a-t-il de plus discret, de plus personnel, de plus invisible que la conscience de chacun ? « Exhiber sa conscience », comme le fait une minorité d’extrémistes religieux, est une aberration. La conscience ne fait pas de bruit. La conscience ne s’exerce  que dans le silence. La foi est une affaire entre Dieu et soi-même. Une conscience ostentatoire, c’est une contradiction dans les termes.

       Quand je prie, le plus souvent, je me tais. Presque toujours, je ne dis rien, j’écoute. L’idée de me balader avec un insigne un peu voyant pour montrer que je suis croyant ne m’effleure même pas. Les plus turbulents sont souvent les moins convaincus : ils ont besoin qu’on vienne leur dire qu’ils sont ci ou ça pour se « prouver » leur foi, sans doute ? Ils ont recours au miroir du regard des autres pour « assurer » leur croyance. Ne va-t-elle pas de soi ? Les croyants ne peuvent-ils pas se passer de l’approbation des « infidèles » ? Ont-ils besoin de mon point de vue ?

       Il faut relire d’urgence la parabole du Pharisien et du Publicain dans l’Évangile selon Luc, chapitre 18, versets 9 à 14. 

     

     

     

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